Zigom est un peu à la Part-Dieu, voire aux commerces lyonnais tout court, ce que les films d'Ed Wood étaient au cinéma de leur époque : un candidat sérieux au titre de plus mauvais magasin de la ville.
Aussi loin que remontent mes souvenirs de déambulation dans la Part-Dieu (c'est-à-dire en gros à la fin des années 1980, quand même), Zigom a toujours été un concentré de mauvais goût, d'articles pseudo-drôles mais authentiquement déprimants, conglomérés avec un constance presque fascinante dans la médiocrité.
Alors, à l'occasion d'une visite récente, j'ai pu le constater de visu la vérité du fameux théorème de Lavoisier selon lequel "rien ne se perd, rien ne se créée : tout se transforme". Rien ne s'est sensiblement modifié ici au fil des années, et si l'agencement des lieux - bien que toujours aussi fade et quelconque - a légèrement évolué, on trouve toujours ici une ribambelle de gadgets inutiles, du string composé de bonbons aux cartes postales de mauvais groupes de rock à barbiche, d'une laideur de forme et de fond hélas inchangée. read more